• 11.03.2014

    En 1977, le premier album de Boyd Rice, avant les captivants murs de sons mais aussi avant le darwinisme social.

    The Black Album peut s'écouter à vitesse variable (33,45, 78 tours). Rice prend alors pour matériau des vinyles qu'il s'évertue de rayer, casser puis recoller. Il verrouille les sillons pour produire des boucles. Parfois il perce même un trou supplémentaire pour décentrer l'axe de rotation du disque. La noise de Boyd Rice (le plus souvent sous le nom de NON) est obsédée par la répétition, inlassablement cyclique. On pourra par ailleurs s'interroger sur le personnage, son cynisme, ses provocations, sa fascination pour les "Übermenschen" qui feraient l'Histoire, il n'empêche que les créations sonores de Boyd Rice sont souvent d'une maîtrise remarquable. Une œuvre dont il ne faut pas craindre la découverte malgré l'imagerie utilisée.

     


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