• 31.05.2015

     


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  • 26.02.2015


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  • 01.07.2013

    Au début des années 80, Masami Akita (Merzbow) était un petit artisan qui effectuait des collages sonores, triturait bandes et magnétophones, récupérait guitares et amplis cassés et diffusait les cassettes par mail art (art postal).

    L'accompagnement visuel était basé sur des collages à l'imagerie aujourd'hui réputée efficace car combinant sexe, jeunes japonaises, violence et tradition nippone. Les collages de par leur principe, interpellent par une esthétique émancipatrice s'appuyant sur la corruption de l'existant, des codes sociaux, moraux et sexuels qui leur sont associés (à l'instar des travaux de Nurse With Wound) . Les boucles bricolées puis malmenées de vagina tape loop s'adressent à chacun d'entre-nous, relèvent de l'intime tandis que l'accumulation par strates s'entrecroisant, se superposant, qui caractérise le travail de Merzbow à partir de la fin des années 80, donnera cette impression de s'adresser (s'attaquer) aux foules.

    Vagina Tape Loop No. 0 (1982) :

     

     

    "Dans la musique bruitiste, c’est l’incontournable, une montagne de musiques pulvérisées, la grande décharge de tous nos bruits archaïques, ancestraux, modernes, postmodernes, industriels, postindustriels, hyperindustriels… On pourrait même croire que tout bruitisme aboutit dans cette supernova en ébullition et, qu’aussi bien, tout bruitisme en provient, tant elle est gigantesque, capable de tout bouffer tout recracher, indistinctement. Y a-t-il encore un musicien aux manettes ou bien n’est-ce qu’un immense programme informatique qui décortique toutes les musiques et les transforme en bouillie à partir d’un concept ? Est-il possible de pousser plus loin la dépersonnalisation destructrice de tout matériau musical ? Ce bruit total qui en devient blanc appartient-il à quelqu’un, est-il situable ? Pour les initiés, Merzbow est peut-être trop « évident », trop présent depuis trop longtemps, trop constant et dès lors banalisé, peut-être une trop grande accoutumance le rend-il inaudible, fondu dans le décor ? Pour les néophytes, par contre, la découverte de cette zone d’ombre de la musique du XXe siècle, constituera presque à coup sûr, encore aujourd’hui, une agression, un scandale et se heurtera à l’impossibilité de consacrer du temps – soumettre son organisme au rituel de l’écoute – à une discographie aussi monstrueuse, flirtant en permanence avec les formes de l’extrême."

    Extrait de l'article de Pierre Hemptinne sur archipels.be (2001) 

    http://www.merzbow.net/


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