• 30.09.2015

    Peut-on qualifier Jason Lescalleet de stakhanoviste ? Je ne compte plus ses productions cette année. On y verra malgré cela, un Jason se la coulant douce, nous envoyant chaque mois une carte postale sonore de sa ville de Berwick dans l'état du Maine. Évidemment je n'ai pas eu le temps d'écouter avec attention la série des "This is what I do" sauf ce volume 12 que j'ai écouté déjà plusieurs fois est constamment surprenant par la variété des enregistrements agencés. Une belle réussite.

     

    Jason Lescalleet - This Is What I Do (Volume 12)

     

     


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  • 08.12.2014

    Much to my demise est le cauchemar des bibliothécaires. Il propose de créer des conditions de conservation des bandes magnétiques inadéquates. (elles ont été enterrées dans la terre durant 3 mois) laissant le temps et nature faire œuvre. Pire, Jason Lescalleet demande aux possesseurs des 500 exemplaires de ce vinyl de jouir de ce disque sans considération particulière (sans fétichisme) de l'objet. Les manipulations, la poussière et les passages du diamant sur les sillons doivent ainsi produire pour chacun de ces exemplaires sa propre singularité. Esthétique du dépérissement que l'on retrouve sur la face A, les éléments sonores la constituant, chuchotés, soufflés, étouffés, semblent désireux de se dérober, d'échapper à nos oreilles. C'est très beau et trop court. La face B nous surprendra moins : une guitare propose un drone épais et pulsatif qui évolue vers des grondements plus stridents.

     

     Jason Lescalleet ‎– Much To My Demise (2014)

     


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